Dialoguer avec le Collectif des Matelles

18 février 2020

Le très haut débit, un impératif pour nos entreprises aux Matelles

Grâce à la mobilisation citoyenne du Collectif MégaOc, la fibre optique est arrivée en 2017 à l’entrée des Matelles. Son déploiement à nos portes, promis en 2021 par le Département de l’Hérault, est essentiel au développement de nos entreprises.

Il n’y paraît peut-être pas, mais il existe un réseau important d’entreprises aux Matelles : des artisans, des commerçants, des chefs d’entreprises, des professions de santé, et d’autres travailleurs indépendants. Pas moins de 282 entreprises sont installées aux Matelles (avec une forte augmentation depuis 8 ans), d’après le site du Figaro.

L’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) révèle un autre chiffre intéressant : 14,5% des actifs travaillent sur les Matelles.  

Pour toutes ces entreprises, avoir accès au « Très Haut Débit » (THD) est indispensable : échange rapide de données, stockage externe, fluidité des visioconférences, etc.

« Dorénavant, un défaut de connectivité représente un réel danger pour l’entreprise », estime le co-fondateur des Assises du Très Haut Débit, Jacques Marceau.

Pour l’heure, le déploiement du Très Haut Débit reste inégal sur le territoire national, et le plan Très Haut Débit lancé par le gouvernement en 2013 a pris du retard. Si les grandes agglomérations profitent plus de la fibre optique, les petites agglomérations et celles de la campagne subissent toujours les affres des lignes ADSL vieillissantes. 

Fin 2018, 56 % du territoire était couvert en très haut débit (>30Mbit/s).

Unknown

Qu’en est-il aux Matelles ?

Jusqu’en 2017, à peine 58% des Matellois arrivaient à atteindre 2 Mbit/s… Depuis l’implantation du NRA (Nœud de Raccordement des Abonnés) à l’entrée du village, certains habitants peuvent dépasser aujourd’hui les 30Mbit/s. 

Mais les débits sont très hétérogènes : plus votre habitation est proche du NRA (par exemple les quartiers de Pioch Herbaut et des Tribes), plus les débits sont importants (jusqu’à 50 mégas)… plus votre maison en est éloignée (par exemple, les Romanières ou Notre-Dame-des-Champs), plus il y a une perte de débit (entre 6 et 8 mégas).

La plateforme Zone ADSL, qui permet de connaître le taux de couverture des villes et villages et qui établit un palmarès, estime que « 90,9% des Matellois ont des difficultés d'accès à internet ».

Parmi les communes de moins de 2000 habitants, les Matelles sont situés à la 25 484e place sur 32 351 et décrochent la note de 21,66 sur 100. 

Cette situation constitue un réel frein au développement économique et une fracture sociale (isolement des personnes âgées, difficultés scolaires pour les collégiens-lycéens).

Alors, à quand la fibre optique ? 

Le Département de l’Hérault, qui a confié la construction du réseau THD à Coverage, s’engage à couvrir les Matelles en 2021 (sans précision de mois). 

télétravail

Qu’est-ce que le TDH va changer ? 

L’accès au Très Haut Débit constitue un enjeu essentiel pour le développement de notre territoire. 

Le Très Haut Débit ouvre la voie au développement de nouveaux usages comme la télémédecine, la domotique, l’enseignement en ligne ou encore le télétravail qui s’impose petit à petit dans les entreprises. 

Le travail à domicile ne doit d’ailleurs pas être vu comme un simple outil de flexibilisation du travail. Son impact très positif sur l’environnement peut justifier qu’il soit inscrit dans les objectifs durables de l’entreprise. 

D’après une étude ADEME 2015, le télétravail permet de diminuer d’environ 30 % les impacts environnementaux associés aux trajets domicile-bureau.

Gwenaëlle Guerlavais 

Membre fondatrice du Collectif MegaOc

Tête de liste du Collectif des Matelles

Pour en savoir plus : 

C’est quoi la fibre optique ? Vidéo 

Posté par sf3486 à 08:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 février 2020

Habitat participatif, épisode 2. Pourquoi pas aux Matelles ?

Le mouvement national Habitat Participatif France a diffusé auprès des candidats aux élections municipales une lettre ouverte. Le Collectif des Matelles y a répondu et s’engage à soutenir la création d’habitats participatifs, plus respectueux de l’environnement et plus solidaires, notamment pour les seniors. 

L’habitat participatif, cela se fait bien ailleurs ! Tout près d'ici, à Prades le Lez ! C'est le cas avec l'association Casalez : 11 logements sortiront de terre en 2022. Qu'en pensent les intéressés ?

logo_casalez

>casalez

 

Les habitants s'y sont constitués en coopérative et en autopromotion ; le projet a ainsi bénéficié d’une subvention importante du Conseil Régional  au travers de son programme "Nowatt".

Le programme Nowatt valorise les bâtiments innovants qui limitent leur empreinte tout au long de leur cycle de vie, de l’extraction des ressources à la fin de vie du bâtiment. 

Les projets de ce type intègrent les attentes des usagers et s’inscrivent dans une démarche élargie, technique et sociale en lien avec le territoire.

Une mixité sociale et intergénérationnelle, source d’entraide et de solidarité

La réduction des coûts et la mutualisation des ressources facilitent l’accès des personnes à faibles revenus (jeunes familles, retraités, familles mono parentales) à un logement choisi, de qualité et adapté à leurs besoins.

Les personnes ayant un statut professionnel « hors normes » pour notre système bancaire y trouvent également de belles opportunités : indépendants, vacataires, professions libérales y sont bienvenus. Certains statuts juridiques, comme la coopérative d’habitants, permettent un portage financier collectif.

Vivre en habitat participatif, c’est aussi choisir ses voisins ! Partager les mêmes valeurs, c’est l’assurance d’une cohabitation et de relations de voisinage plus sereines. 

voisins

L’entraide et la solidarité permettent de trouver du soutien pour la garde des enfants. Les bricoleurs, les cuisiniers, les adeptes de zéro déchet, les jardiniers partagent leurs savoir-faire, les retraités sont ravis de voir des enfants jouer dans le jardin ou venir les aider dans le potager, et sont rassurés à l’idée d’être entourés.

C’est aussi une alternative de choix pour bien vieillir chez soi !

Aux Matelles, 27% de la population a plus de 60 ans (chiffre issu de l’Analyse des Besoins Sociaux de notre village).

Quelles solutions d’avenir aujourd’hui entre le maintien à domicile, parfois très insécurisant, et la perte de liberté en EHPAD ? L’habitat participatif est une forme d’hébergement alternatif pour les personnes souhaitant concilier autonomie et sécurité.

Logements adaptés mais non standardisés, espaces partagés, entraide, coût abordable sont autant de réponses apportées à la lutte contre l’isolement, l’insécurité et la baisse de revenus des séniors. Partager son repas avec ses voisins, avoir accès à un potager, participer à des activités communes, ou tout simplement pouvoir garder son animal de compagnie, être propriétaire ou locataire de son logement, c’est possible !

Ainsi, la La Maison d'Isis à Montauban en est un bel exemple. Ses futurs habitants, tous âgés de 60 à 80 ans, ont pour ambition de créer un lieu de vie innovant pour des seniors en recherchant des solutions alternatives afin de :

  • rester responsables de leurs vies,
  • préserver et prolonger l’autonomie dans un environnement favorable,
  • éviter d’être une charge pour leurs enfants,
  • mutualiser les moyens et rendre l’accession à la location ou à la propriété abordable à des revenus moyens ou modestes,
  • lutter contre l’isolement,
  • respecter la vie personnelle avec une articulation maîtrisée entre espaces privés et collectifs,
  • participer à la vie locale sur les plans associatifs et culturels avec des échanges et une ouverture sur le quartier.

Leur permis de construire est accordé. Les clés d’une vieillesse choisie et non subie leur seront bientôt remises !

Cathy Gesang

 

Posté par pfl34 à 08:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'habitat participatif ou comment habiter autrement ? Episode 1

Attention aux idées reçues : il ne s’agit pas de vivre en communauté. Chaque famille bénéficie d’un logement individuel, mais certains espaces sont partagés. Tout est conçu ensemble !

L’habitat participatif, késako ? Il s’agit d’une démarche citoyenne de personnes voulant concevoir leur habitat, et y vivre dans une logique de partage et de solidarité.

Les objectifs de ce type d’habitats « différents » est de répondre à des problèmes d’actualité :

  • lutter contre la spéculation et l'inflation foncière et immobilière
  • réduire les surfaces urbanisées
  • encourager la mixité sociale et intergénérationnelle
  • réduire l’empreinte écologique
habitat_participatif

L’intérêt général de l’habitat participatif a été reconnu officiellement dans le cadre de la loi ALUR (Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) du 20 février 2014.

Un coût et un urbanisme maîtrisés

Le maître mot de l’habitat participatif c'est la mutualisation, démarche alliant les avantages de la propriété et de la collocation.

Jardin, atelier, chambre d’amis, buanderie, salle(s) commune(s), aire de jeux pour les enfants sont autant d’espaces qui, mis en commun, limitent les surfaces des logements. Cette mutualisation des espaces offre la possibilité de bénéficier des avantages d’une grande maison pour un prix maîtrisé et rend plus facile l'entretien des locaux (à plusieurs c’est bien plus sympathique !).

De plus en plus de collectivités sont sensibilisées à ce type de projets, répondant à leur problématique d’urbanisation galopante. Elles permettent leur concrétisation grâce à la mise à disposition de terrains sous forme d’appels à projets à des prix raisonnables.

Près de chez nous, les villes de Clapiers, Mauguio, Montpellier montrent l’exemple avec entre autres Maison Écoé, Écolor, Mascobado, Écovia et Clémencité.

Un terrain est également réservé à Murviel-les-Montpellier (village de la même taille que les Matelles) pour un projet futur.

L'association MasCobado porte un projet d'Habitat participatif de 23 logements dans le quartier des Grisettes à Montpellier. Ici, les habitants se sont passés de promoteur. Témoignage. 

habitat_participatif_2

Une empreinte écologique plus faible

Par définition, l’habitat participatif est plus écologique qu’un habitat classique de par la mutualisation de certains espaces, diminuant ainsi les surfaces urbanisées.

Il est également majoritairement porté par des groupes d’habitants sensibles aux enjeux environnementaux qui concoivent leur projet de manière telle qu'il ait le plus faible impact possible.

Matériaux écologiques, orientation du bâtiment, isolation, énergies renouvelables et consommation d’énergie, recyclage des eaux grises, bassins de baignade naturels, permaculture sont autant de thématiques que l’habitat participatif porte et essaime dans son sillage.

Nous avons la chance d’habiter en Occitanie, région qui affiche son désir d’accompagnement de la transition écologique : certains projets peuvent ainsi bénéficier de financements !

Cathy Gesang

Pour en savoir plus :

Posté par pfl34 à 06:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 février 2020

Oui à une limitation du nombre de mandats de maire

Le Collectif des Matelles adhère à la Charte éthique Anticor et s’engage à ce que sa tête de liste, Gwenaëlle Guerlavais, n’effectue pas plus de deux mandats de maire. 

Sur les 30 préconisations de la Charte Anticor « pour des communes plus éthiques », le premier point stipule :  « Avoir un maire qui n’exerce ni mandat départemental, régional ou national, étant entendu qu’il n’effectuera pas plus de deux mandats consécutifs. »

Pour rappel, depuis 2008, le président de la République lui-même « ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs » selon l’article 6 de notre Constitution

Un sujet sensible  

En effet, le cumul des mandats et des fonctions est « une pratique courante dans notre pays depuis la Ve République », contrairement à ce qui peut se passer dans d’autres démocraties proches (Allemagne, Italie, Espagne,.. ), comme le rappelle un rapport sénatorial. 

En 1985, 2000 et 2014, plusieurs lois pour « moraliser la vie publique » ont limité les cumuls, notamment pour les parlementaires (sénateurs et députés) qui ne peuvent plus être, en même temps, maires. 

Toutefois, la limitation du nombre de mandats de maire reste un sujet controversé, voire un point de friction avec les élus locaux. 

 

limitation nombre mandat

Pas avant…2038 

En 2017, au congrès de l'Association des maires de France, le président de la République s’est engagé à « une limitation du cumul à trois mandats consécutifs pour les maires, les présidents d’intercommunalité, de département et de région ».

Mais cette limitation ne s’appliquerait : 

  • qu’aux communes de plus de 3 500 habitants
  • qu’à partir des prochaines élections municipales, sans tenir compte des mandats précédemment effectués : la limitation des mandats ne serait donc effective qu’en… 2038 ! 

Par ailleurs, trois ans plus tard, et bien qu'examinée en conseil des ministres en juin 2018, cette réforme, destinée à « retisser les liens de confiance entre les Français et leurs gouvernants », reste toujours dans les cartons… 

Une mesure « prioritaire » selon les citoyens 

Pourtant, la limitation de nombre de mandats dans le temps est une mesure jugée « prioritaire » par les trois quarts des Français selon une enquête d’opinion réalisée par France TV

Certes, la présence d’un élu aux commandes depuis plusieurs mandats peut rassurer les citoyens sur la connaissance du fonctionnement d’une mairie et ses rouages, mais le Collectif des Matelles estime que cela éviterait :

  • la notion de « carrière politique » où les ambitions personnelles peuvent finir par primer sur l’intérêt général,
  • le poids des habitudes qui pèsent dans le fonctionnement d’un organisme,
  • les collusions liées à des relations longues tissées dans le temps.

Mais surtout, la limitation du nombre de mandats assurerait un renouvellement de la classe politique et des pratiques. 

Une nouvelle équipe apporte forcément de nouvelles idées et une nouvelle manière de prendre en compte les besoins des citoyens.

La tête de liste du Collectif des Matelles, Gwenaëlle Guerlavais, s’engage à ne pas briguer plus de deux mandats, ce qui va bien au-delà que ce que propose le gouvernement pour les maires. 

 

 

Posté par sf3486 à 13:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 février 2020

Pour que le social ne soit pas « le parent pauvre » de l’action municipale

L’action du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) n’est pas connue. Pourtant, cet organisme, qui dépend de la mairie, est un outil formidable pour répondre aux besoins de la population. 

L’action sociale est encore trop souvent vue comme une série d’aides « traditionnelles » aux personnes les plus démunies ; or elle est censée répondre aux mutations des conditions de vie contemporaine (vieillissement de la population, accidents de la vie entraînant isolement et nouvelles formes de précarité, emplois à durée déterminée et fragilisation des revenus, etc…). 

Diversifier l’action sociale est impératif pour répondre aux besoins sociaux de notre village, et le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est l’outil pour le faire, comme insiste l’Union nationale des CCAS dans un rapport dédié aux candidats aux élections municipales

Son rôle ne devrait pas se limiter aux obligations légales comme la pré-instruction des demandes d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou du revenu de solidarité active (RSA) : un CCAS est aussi l’instance pour développer des actions sociales plus variées et créer des innovations sociales.

Pas de réponse technique hors-sol

Pour cela, une analyse des besoins sociaux (ABS) doit être réalisée chaque année ; c’est un très bon outil de pilotage « social » de la commune. 

Cette analyse s’effectue en prise directe avec la vie du village, les observations de proximité et les demandes des citoyens. Elle donne lieu à des réponses par et pour les personnes concernées en lien avec les possibilités du village : ainsi, pas de réponse technique hors-sol, pas de réponse sans intégrer les savoirs des habitants.

Unknown

Le Collectif des Matelles s’est procuré l_Analyse_des_Besoins_Sociaux de notre village. Ce recueil de données est intéressant, mais l’absence d’analyse de cette compilation de statistiques empêche d’en faire un outil de conduite de projets sociaux.

Effectuée sur la base des données statistiques Insee, ce document montre une augmentation de 24% de la population entre 2011 et 2016. 

Trois tendances se dégagent à la lecture de l'ABS :

  • concernant les enfants et les adolescents (19%) : le manque de réponse pour accueillir les plus petits se fait sentir. Si la tranche d’âge correspondant à l’école élémentaire peut trouver une diversité d’activités présentes sur la commune, c’est moins le cas pour les ados. En outre, il n’existe pas de proposition de sports collectifs. 
  • concernant les plus âgés qui représentent 27% de la population : la tranche d’âge 60-74 ans peut trouver des réponses culturelles, socio-médicales, si la mobilité et l’autonomie sont au rendez-vous. Par contre, pour les plus âgés, il serait nécessaire de soutenir ceux-ci par des offres de service plus larges allant de la rupture de l’isolement à la prise en charge des besoins du quotidien. 

 

portage_repas

  • concernant les tranches d’âges intermédiaires, elles sont en baisse (30-44ans/45-59ans) : on passe de 42,5% en 2011 à 39% en 2016. Or ces tranches intermédiaires sont importantes pour structurer une pyramide des âges qui peut accueillir les plus jeunes et soutenir les plus âgés : sans elles, l’équilibre démographique est difficile à tenir. L’enjeu est de réfléchir au moyen de  faciliter leur vie de tous les jours.

Des services publics innovants

Au regard de tous ces besoins, les activités du CCAS des Matelles, listées dans son rapport 2018, ne laissent apparaitre aucune innovation sociale. Les traditionnelles chasses aux œufs, fête des voisins, vente de brioches, goûter à la maison de retraite de Notre-Dame-des-Champs, venue du Père Noël, repas des aînés sont autant d'actions qu'il est important de maintenir mais elles sont aussi insuffisantes ... 

Le Collectif propose de donner une nouvelle dimension au CCAS. Des actions pertinentes sont menées dans des villages voisins ; regardons celles qui peuvent répondre au plus près des difficultés et des besoins des Matellois. 

Le mode de gouvernance du CCAS (moitié élus, moitié représentants associatifs ou experts) est l’occasion de renforcer la diversité et la complémentarité des compétences, et de travailler à un projet d'actions au service de l’intérêt collectif et des habitants du village.

Veiller à la parité de ses membres serait, en ce sens, une innovation, afin d’éviter que la répartition des tâches reste d’un « autre temps » : le social aux femmes et la technique aux hommes. Pour l'heure, le CCAS des Matelles compte 7 femmes sur 9 membres. 

Si nous voulons faire face aux défis de notre époque, ce sont bien des regards croisés dont nous avons besoin (femmes, hommes, jeunes et plus âgés).

En résumé et à l'avenir, pour le Collectif, un CCAS sera là :

  • pour repérer les besoins sociaux,
  • apporter une réponse au plus près des difficultés quotidiennes des habitants, des plus jeunes aux plus âgés,
  • et accompagner des projets collectifs d'action sociale, en synergie et en réseau avec l'ensemble des actions menées par les autres nombreux partenaires du territoire. 

 

Dominique Paturel

Pour aller plus loin :https://www.unccas.org/les-ccas-et-cias

 

 

Posté par sf3486 à 15:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 janvier 2020

Madame le Maire ?

En France, 84% des maires sont encore des hommes, alors que la parité est imposée aux listes (*) qui se présentent. Pourquoi si peu de femmes ?

"Je ne suis pas angélique, cela découle d’une culture de l’entre-soi, d’une espèce de volonté de confiscation des lieux où il y a du pouvoir par les hommes. C’est là où il y a le plus de travail à faire, car c’est là qu’il y a l’influence et les ressources, les indemnités", estime Geneviève Tapié, la présidente de l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie, qui vient de sortir un rapport "Etre femme maire, les voies de réussite".

dessin-deligne-regionales-2015-parite_4604469

Cette étude rappelle que seulement 15,5% des maires sont des femmes en Occitanie et 14,3% dans l’Hérault. 

Par ailleurs, plus les responsabilités augmentent, moins les femmes sont au rendez-vous : elles sont encore moins nombreuses (8%) à être présidente d’une intercommunalité. 

Le poids des traditions 

Pourquoi y a-t-il si peu de femmes maires ? Les barrières sont d’abord dans les mentalités, ce qu’on pourrait appeler « le poids des traditions » : une femme doit encore davantage faire ses preuves et montrer qu’elle est capable.

Ensuite, l’autre obstacle vient de la sphère privée. Il y a la dure réalité des triples journées (professionnelle, familiale et politique). 

Une étude de l'Insee pointe les inégalités entre les sexes en matière de tâches domestiques et familiales : en 2010, les femmes effectuaient la majorité des tâches ménagères (71 %) et parentales (65 %).

S-P-Co_Femme_maire_C-2-88523

Cette situation a poussé la secrétaire d’Etat chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a lancer cet été un appel dans Le Parisien : "Mesdames, devenez maire ! Présentez-vous !"

Pour percer ce « plafond de verre », il faut donc une sacrée détermination. 

Une femme maire aux Matelles ?

« En forçant le trait, on peut conclure qu’au rythme de progression actuel, 90 ans seront encore nécessaires pour arriver au partage du pouvoir dans les 35 500 communes françaises... donc en 2109... dans près de cinq générations ! », alerte Geneviève Tapié de l'Observatoire de la parité. 

Capture d’écran 2020-01-29 à 08

Aux Matelles, en choisissant une femme comme tête de liste(2), le Collectif souhaite changer la manière de faire de la politique, avec plus de partage, de concertation et d'écoute. Tout simplement parce que les femmes ne sont pas des hommes politiques comme les autres... 

Gwenaëlle Guerlavais

 

(1) obligatoire dans les communes de plus de 3 500 habitants depuis la première loi sur la parité en 2000. Elle s’applique également, depuis 2013, aux communes de plus de 1000 habitants. Les listes paritaires (parfois appelées listes « chabada ») alternent un homme, une femme. 

(2) Deux femmes ont été maires : Paulette Martin de 1989 à 1995, puis Anne Etourneau de 1995 à 2001. 

 

Posté par sf3486 à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 janvier 2020

4 600 habitants en 2030 ? Mais d’où vient ce chiffre ?

Un chiffre, donné dans un document du Collectif distribué mi-janvier dans les boîtes aux lettres, a retenu toute votre attention.Nous écrivions alors :

« Si nous poursuivons la politique actuellement menée, notre village doublera sa population d’ici quinze ans : nous ne serons plus 2 000, mais 4 600 en 2035 ! »

Cette prévision démographique est tout ce qu’il y a de plus officiel.

Ce chiffre n’est pas sorti de l’imagination du Collectif. Lors de nos recherches sur l’urbanisme, nous l’avons nous-mêmes découvert dans un document appelé « Porter à Connaissance (PAC) ». Il s’agit d’un ensemble d’études techniques que le Préfet transmet aux communes et intercommunalités.

La Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) a été chargée de rédiger ce document qui comporte un volet sur la maîtrise de l’aménagement urbain (chapitre 6 *) ainsi qu’un diagnostic démographique et sur les besoins en logements qui en résultent (chapitre 6.2.1).

Ce texte a été transmis à l’intercommunalité du Grand Pic-Saint-Loup en juillet 2016 afin que la collectivité puisse élaborer son Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT).

Dans ce diagnostic, la DDTM a réalisé une projection démographique à l’horizon 2035, à partir de l’évolution de la population des Matelles de 2008 à 2012 (voir le tableau ci-dessous).

C’est dans ce tableau qu’apparaît le chiffre de 4 600 habitants d’ici 15 ans aux Matelles, si la population continue de croître au même rythme.

 

Demographie-chiffres-du-PAC

Le but de la Préfecture est d’attirer l’attention des élus sur la forte progression démographique de notre village, et, plus largement, de l’ensemble du territoire du Pic Saint-Loup.

Le Collectif a-t-il eu tort de diffuser ce chiffre ? Bien sûr que non… Tout d’abord, ce chiffre est public. Ensuite, il est officiel. Et, par ailleurs, au Collectif, nous avons posé comme principe fondateur à notre création, la transparence et l’information afin que les habitants se réapproprient les débats qui les concernent.

En diffusant ce chiffre, à son tour, le Collectif a souhaité « attirer l’attention » des habitants sur la situation de notre village, si l’augmentation de la population se poursuit au même rythme.

Il ne s’agit pas de refuser l’arrivée de nouveaux habitants ; cela n’a pas de sens… En revanche, il s’agit de maîtriser l’urbanisation de notre village. Cette perspective, elle, a tout son sens !

Evolution-populationTableau-seul

Evolution-populationTableau-et-Graphique-seul

L’histoire et les chiffres ne s’arrêtent pas là.

En 2013, le Préfet avait demandé le retrait de la délibération de l’approbation du SCoT. Son recours portait sur « une consommation excessive d’espace, un développement urbain non maîtrisé et la non-préservation des espaces agricoles et naturels ».

En janvier 2019, après ces quelques tergiversations, le SCoT a fini par être validé.

Dans son Document d'Orientation et d'Objectifs (DOO), le SCoT envisage de baisser la croissance moyenne démographique à 1,5% par an.

Dans ce cas, la population maximale supplémentaire attendue aux Matelles, entre 2013 et 2030, serait de 560 habitants (et 390 logements), soit une population maximale attendue de 2 368 habitants en 2030 aux Matelles.

Cette différence conséquente entre les chiffres prévisionnels de la Préfecture et ceux de l’intercommunalité du Grand Pic-Saint-Loup interroge le Collectif…

Autant la prévision de la Préfecture sonne plus comme une alerte, autant celle de la Communauté de Commune comme une promesse : tenable ou non tenable ? Telle est la question…

En effet, d’après les prévisions de l'INSEE (voir le tableau et le graphique ci-dessus), Les Matelles compteraient déjà 2 234 habitants en 2019.

Est-ce réaliste d’assurer que notre village n’accueillera pas plus de 134 habitants ces 11 prochaines années, soit moins de 13 habitants par an ?

  • Au vu des nombreuses divisions de parcelles (dites "divisions parcellaires") qui existent sur notre village,
  • Au vu du fait que la plupart des terrains constructibles ou à construire appartiennent à des propriétaires privés, ce qui réduit la marge de manœuvre de la commune,
  • Au vu de la forte pression foncière (nous sommes pour l’heure à une croissance de 3,5% par an et non 1,5% comme envisagé dans le SCoT) et de la spéculation immobilière,

...le débat est lancé !

Cette question est d’autant plus importante - et le Collectif se réjouit de l’avoir mise au centre du débat - que notre commune va devoir, lors du prochain mandat, revoir son Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Cette révision sera faite par les élus - en concertation avec la population - pour dessiner Les Matelles de demain et déterminer les nouvelles zones à construire (ou pas) et le type d’habitat qu’ensemble nous souhaitons.  

Christian Cayssiols 

(*) Lien vers le chapitre concerné du PAC de la préfecture 

 

Posté par pfl34 à 06:44 - Commentaires [3] - Permalien [#]

23 janvier 2020

Oui à la Fête votive des Matelles, en toute sécurité

Il y a une trentaine dannées, Les Matelles ont importé, comme les villages aux alentours, la présence de jeux avec les toros camarguais. Originaires du triangle de la Camargue, ces pratiques se sont exportées sous la pression, d’une part, de la conservation d’élevage extensif (c’est-à-dire des animaux vivant dans des espaces naturels) et, d’autre part, dune recherche économique pour soutenir l’existence de ce type d’élevage. 

Les pratiques de jeux ont suivi l’évolution de la demande sociale en introduisant des « toros » au milieu de jeux d’équipes. A ce titre, on peut penser que l’émission de télé « Intervilles » a fait beaucoup pour la popularité de ces vachettes. A côté des courses de raseteurs, discipline reconnue de cette tauromachie camarguaise, on a vu s’implanter dans les fêtes de village, éloignées de la seule Camargue, ces vachettes encadrées par les manadiers. 

Un moment de rassemblement intergénérationnel 

Le territoire du Pic St Loup était un lieu de passage des troupeaux lors des transhumances et les plus anciens se souviennent des abrivados. Aujourd’hui, le rituel de l’arrivée des toros (l’abrivado) est l’annonce du début de la journée de fête et rassemble petits et grands. Les équipes des jeunes villageois vont alors s’affronter dans le traditionnel « toro piscine » en fin de journée.

On connait tous des jeunes, devenus à leur tour parents, qui encouragent leurs enfants à participer à une équipe : ce moment est un moment de rassemblement intergénérationnel et participe à la cohésion sociale du village. En outre, la fête des Matelles prend sa place aux côtés des autres fêtes des villages et marque ainsi son appartenance au Pic St Loup.

82720439_2465681023542905_1879160028653420544_n

 Renforcer encore la sécurité 

Cependant les évènements de ces dernières années (en particulier les attentats) ont obligé les municipalités à chercher une façon de sécuriser ces fêtes.

C’est le cas des Matelles et l’équipe municipale actuelle a renforcé la sécurité assurée déjà par les organisateurs en mettant en place des vigiles. Quel que soit ce que l’on peut penser des moyens (suffisants ou insuffisants), l’effort de sécurisation est bien là. 

Mais depuis quelques temps un autre danger apparaît : celui des antispécistes qui se manifestent de plus en plus dès qu’il s’agit d’élevage.

Leur démonstration, à travers des vidéos sur les conditions de vie des animaux d’élevage, leurs actions en direction des « mangeurs de viande » sont des inquiétudes qui se rajoutent à la situation actuelle. Les manadiers connaissent bien ce risque récent.

Cette question est nouvelle et demande de la concertation avec les habitants du village et la seule réponse classique par la présence de vigiles est peu opérante.

Comme toutes les aspects liés à la sécurité du village, nous voyons bien que le dialogue avec les habitants du village est fondamentale pour trouver des solutions partagées.

Dominique Paturel 

 

Posté par sf3486 à 10:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 janvier 2020

Nous ne soutenons pas l’artificialisation des terres

Un habitant des Matelles nous a récemment interrogés sur la position du Collectif quant au projet Oxylane. Même si l’implantation de ce centre commercial, soutenue par la Communauté de Communes, ne relève pas notre compétence, voici notre position.  

Le projet « Oxylane » est présenté par ses promoteurs comme un « village » dédié à la « santé, loisir, sport et bien-être » sur un espace de 24 hectares, autour d’un magasin DECATHLON. Pour autant, le décalage entre cette annonce et la présentation lors de la réunion publique d’octobre 2014 est important. En réalité, il s’agit d’un projet à vocation commerciale autour de quatre grandes enseignes et des activités para-médicales et médicales. 

Sur les 24 ha, il restera à peu près 6 à 8ha en espaces naturels accessible. Aujourd’hui, 20ha sont cultivés et 3,5ha correspondent à un bois classé. Un certain nombre de recours[1] ont eu lieu pris, en charge par un collectif qui s’oppose à ce projet.

Lotissement-Oxylane

 

Maintenir les zones vertes 

Le Collectif des Matelles ne soutient pas les projets d’artificialisation des terres agricoles dans ce moment de transition écologique. Aujourd’hui nous connaissons les effets du changement climatique dans notre région et en particulier dans notre village : risque inondations plus élevé et, cet été, pour la première fois, sécheresse forte (puits à sec) et 46° dans le Vieux Village. 

Le maintien de zones vertes et la végétalisation sont des moyens efficaces pour se préparer à ces changements de températures et à la variation des taux d’humidité. Cette zone de 24 ha est donc à préserver pour ces raisons mais également face à l’aggravation de l’imperméabilisation des sols dans une tête de bassin versant sensible.

Réduire les rejets de CO2

D’autre part, l’accès au site Oxylane se fera essentiellement en voiture individuelle. L’aménagement de transports collectifs est assez complexe et demandera des efforts financiers aux collectivités territoriales locales dont la priorité n’est probablement pas celle-ci face à des besoins comme le transport scolaire, l’amélioration de l’offre pour les habitants, des propositions plus engagées vers les publics à mobilité réduite, etc…. Or, le Collectif des Matelles soutient une réflexion sur les déplacements qui permet de participer activement à la réduction de rejets de CO2.

Souvent l’argument utilisé par les élus pour soutenir ces grands projets, est celui de la création d’emplois. En effet, le projet Oxylane affiche le besoin d’emplois. Mais les retours d’expérience comme, par exemple, l’installation de la plateforme logistique de SuperU à Clermont-L’Hérault ont démontré que les emplois créés sont moins nombreux que prévu, davantage sous forme de CDD et de temps partiel ou d’emploi saisonniers et détruisent les emplois de proximité, en particulier les emplois agricoles.

Ce projet inscrit dans le SCOT voté par la communauté du Pic St Loup en janvier 2019 est cependant dans aucun document d’urbanisme définitivement validé compte tenu des recours[2].

En résumé, le Collectif des Matelles, dans sa volonté de s’inscrire dans les objectifs de développement durable ne soutient pas l’artificialisation des terres et des terres agricoles en particulier, s’inquiète des risques aggravés de ruissellement et d’inondation en aval et ne partagent pas l’idée d’un accès à une zone commerciale uniquement par la voiture individuelle.

Dominique Paturel 
Pour aller plus loin : 
. séance du Conseil de la Communauté de Communes du Grand Pic-Saint-Loup - 8 janvier 2019 
. article de L'Echo de Saint-Clément 
. le collectif d'opposition au projet 
. nouveau feu vert de la justice pour le centre commercial - article 20 minutes du 21 janvier 2020 


[1] Le dernier date du 7 janvier 2020 : recours devant le tribunal administratif du Collectif Oxylane contre l’arrêté préfectoral autorisant le projet au titre de la loi sur l’eau.

[2] Le dernier date du 7 janvier 2020 : recours devant le tribunal administratif du Collectif Oxylane contre l’arrêté préfectoral autorisant le projet au titre de la loi sur l’eau.

 

Posté par sf3486 à 14:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 janvier 2020

Le "parti" des abstentionnistes aux Matelles

Lors d'une campagne électorale, la question des abstentionnistes taraude toujours... Pourquoi ne pas voter ? Par conviction politique ? Par déception ? Parce qu'aucun candidat ne plaît ? Par oubli (surtout dans nos régions aux dimanches si ensoleillés) ? 

Aux élections municipales, les scores de l'abstention ne sont pas aussi spectaculaires qu'aux élections européennes (jusqu'à 59% en 2009 !) et présidentielles (autour de 20%). Mais ils ne sont pas neutres pour autant... et peuvent même être, à y regarder de plus près, révélateurs. 

Prenons le cas qui nous intéresse : les Matelles. 

En 2014, la liste du maire sortant, Alain Barbe, l'a emporté largement (61%) sur celle de Pierre Ader (39%), aujourd'hui son allié de circonstance (ils font liste commune, mais c'est une autre histoire...).

 

Capture d’écran 2020-01-15 à 21

 

Mais, ce pourcentage de 61% est calculé sans nos fameux abstentionnistes.

Or, ceux et celles qui n'ont pas rempli leur "devoir civique" représentaient tout de même 356 personnes, soit un Matellois sur quatre. A 60 voix près, leur "parti" représentait presque autant que la liste de Pierre Ader. 

Mais surtout, si on prend en compte ce "mécontentement" (si tant est qu'il s'agisse bien de cela), le maire actuel n'a été élu que par 45% de la population en âge de voter donc moins d'un Matellois sur deux... ce qui est loin du premier résultat triomphal annoncé. 

Il y a 6 ans ou presque

A l'échelle d'une petite commune, sans doute plus qu'ailleurs, chaque voix compte ! 

En raison de l'alliance politique entre l'actuelle majorité et l'opposition (entre Alain Barbe et Pierre Ader), une seule liste aurait dû se présenter face aux Matellois et Matelloises en mars prochain (2020). 

Dans un souci certes démocratique mais aussi d'alternative politique, les membres du Collectif ont fait le choix de vous proposer une seconde liste. Qui sait, cela décidera peut-être des absentionnistes ;-) 

Gwenaëlle Guerlavais

Pas encore inscrit sur les listes électorales ? Vous avez jusqu'au 7 février pour le faire par internet ou en mairie des Matelles 

 

 

Posté par pfl34 à 22:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]